Aujourd’hui classé Monument Historique, le château Saint Sixte fait partie du patrimoine lorrain remarquable. Situé au coeur de la nature et au bord de la Nied en Moselle, son architecture composite est unique et son histoire riche !

 

Un château aux origines médiévales

Le premier château fort fut construit au XIIème siècle sous le seigneur Wirich de Valcourt, aujourd’hui emblème et icône du château. Modifié plusieurs fois, il forme aujourd’hui un vaste ensemble médiéval, marqué par différentes époques. 1250426806_archi2

Il reste du premier château les courtines sur lesquels s’appuient en partie les corps Sud et Nord, ainsi que deux arcs et une rainure de la herse de l’ancien pont-levis.

Le château sous sa forme originelle fut donc détruit avant 1536, et remplacé par une nouvelle construction dont l’architecture devait être très proche de l’actuel château.

La première campagne de travaux dura de 1536 à 1546. C’est à cette époque que fut construit l’ensemble du bâtiment et que quatre tours d’escalier vinrent en garnir les angles intérieurs.

On remarquera la trace d’anciens corbeaux (huit visibles) aujourd’hui bûchés qui supportaient des jambes de force soutenant le débord de toiture qui protégeait le balcon.

 

Une architecture remarquable

Le château a été construit en majorité avec du grès rose de provenance locale mais dans certaines parties on a utilisé une pierre « ressemblant à du marbre de Jaspe », comme on en rencontre dans la région de Lunéville, propice à la sculpture mais facilement érodée par les intempéries à cause du gypse qu’elle contient.

A l’origine, les toits, fortement pentus, étaient couverts d’ardoises puis, en partie, de tuiles mécaniques.

Le château, de curieux plan ovale, était en fait divisé en six corps se groupant autour d’une cour rectangulaire. Les morceaux de choix des façades sur cour sont les trois tours d’angle Nord-Ouest, Sud et Sud-Est sur lesquelles s’est réfugié tout le décor (la tour Nord-Est a été remplacée au XVIIIe siècle par une cage d’escalier). De plan hexagonal, elles sont couvertes au Nord-Ouest et au Sud de flèches et auSud-Est d’un toit à l’impériale.

La particularité de l’une de ces tours consiste essentiellement dans le fait que ses fenêtres, appelées  » rampantes « , sont en biais et suivent le même angle que l’escalier en colimaçon de l’intérieur. Cette particularité qu’on rencontre aussi à Blois est très rare.

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A l’intérieur, les tours ont conservé leur escalier en vis d’origine, à noyau hélicoïdal formé de boudins. De même esprit, ils diffèrent cependant dans le détail : un curieux décalage des tores à mi-hauteur du noyau Sud-Est témoigne de la maîtrise du tailleur de pierre, tandis qu’un filet s’inscrivant au creux des tores en affermit le mouvement dans l’escalier Sud.

Les charpentes construites en chêne datent du XVIe siècle au XVIIIe siècle selon les localisations.